Marc Riboud

Né en 1923, Marc Riboud entame sa carrière après-guerre et publie sa première image dans le magazine Life en 1953. Il rejoint l’agence Magnum sur proposition d’Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, s’inscrivant dans une tradition de photographie de presse d’auteur. Dès 1955, il voyage à travers le monde, écumant les routes de l’Asie de Calcutta jusqu’à Tokyo. Au Japon, en 1958, la féminité nippone émaille ses reportages et lui inspire son premier livre, Woman of Japan. Après le Ghana, le début des années 1960 marque une succession de prises d’indépendances africaines que le photographe immortalise. En 1962, il est l’un des observateurs privilégiés de l’indépendance de l’Algérie, meurtrie par huit années de conflit. A partir de 1965, Marc Riboud couvre nombre d’épisodes phares de l’Histoire contemporaine, depuis la révolution culturelle maoïste, les manifestations anti-Vietnam jusqu’au procès du Watergate. L’année 1979 voit son départ de l’agence Magnum. Durant les années 1980 et 1990, il retourne régulièrement en Chine et documente les bouleversements de la société chinoise dont il tire deux ouvrages chez Robert Delpire. En 1998, Marc Riboud retourne en Afrique, à Johannesburg et Soweto, peu après la fin de l’Apartheid. Ses derniers reportages s’attardent sur les mutations du XXe siècle. En 2011, 192 tirages originaux des années 1950 à 1970 intègrent la collection permanente du Centre Pompidou, par dation. Marc Riboud s’éteint à 93 ans à Paris, le 30 août 2016. Le cœur des ses archives rejoindra les collections du Musée national d’arts asiatiques–Guimet.

Expositions