In situ, dans les coulisses de l’Opéra de Paris

De septembre 2013 à juillet 2014, le photographe Pierre-Elie de Pibrac accompagne le quotidien du Ballet de l’Opéra national de Paris. Une saison complète, historique et charnière, puisqu’elle signe le départ de Nicolas Le Riche et porte l’ombre de la passation de la direction de la danse de Brigitte Lefèvre à Benjamin Millepied. Au-delà de ces grands évènements, le photographe se fond jour après jour dans le décor et travaille trois séries de photographies In situ. Pour livrer une émotion directe et brute, la série Confidences se compose de photographies et de films uniquement en noir et blanc. N’émettant aucun bruit à la prise de vue, son boîtier télémétrique possède un objectif fixe de 23 mm qui l’oblige à se positionner au plus près des danseurs. Les deux autres séries présentées dans cet ensemble appellent à la couleur. À travers une technique et un regard nouveau, Catharsis relève de l’abstraction picturale. Cette série est le fruit d’un travail de recherche sur la retranscription de l’énergie dégagée par les danseurs et sa diffusion dans l’espace. La force qui caractérise le Ballet est livrée au spectateur sous une nouvelle forme transcendantale. Enfin, Analogiaillustre en quatorze tableaux, l’écho entretenu entre les murs du majestueux palais Garnier et les danseurs du corps de ballet. Photographiée à l’aide d’une chambre « trafiquée », cette série souligne l’immensité de ce théâtre et l’influence de ses murs sur les danseurs qui y évoluent.

Partenaires : Champagne Bruno Paillard Reims-France, Agence Vu’, Mois de la photo OFF 2014, Buchet Ponsoye (fonds de dotation), GEA (assurances), Central Dupon images, La souris sur le gateau (post prod’ numérique), Harlequin (the world dances on harlequin floor)

Photographe