Approche 2021

a ppr oc he
26 – 30 mai 2021
Espace Bertrand Grimont,
43 Rue de Montmorency, 75003 Paris

Réservez votre accès à a ppr oc he: https://bit.ly/3elBIxG

Depuis 2005, Marco Barbon explore, en se servant de la photographie et de la vidéo, la temporalité des images, ainsi que la zone de frontière entre la réalité et le rêve, le document et la fiction que l’image photographique est particulièrement apte à restituer. Dans ses travaux les plus récents, comme El Bahr (2011– 2014) et The Interzone (2013 – 2017), l’artiste italien, installé en France depuis une vingtaine d’années, s’est intéressé à la question de l’entre-deux et à ce qui, dans les images, fait silence.

Son nouveau projet, présenté à a ppr oc he en avant-première et intitulé L’épreuve du paysage, s’inscrit dans la continuité de cette recherche visuelle autour de l’entre-deux, du fragment, de l’invisible et de l’hors-champ. Comme le dit son titre, ces concepts seront mis à l’épreuve du paysage et des modalités de sa « construction ».

Après des études de Philosophie et une thèse de doctorat en Esthétique de la Photographie à l’EHESS de Paris, Marco Barbon entame une recherche artistique personnelle qui interroge, sous différents angles, certaines dimensions du médium photographique et sa relation à l’image en mouvement. Auteur des livres Asmara Dream (Filigranes, 2009), Cronotopie (Trans Photographic Press, 2010), Casablanca (Filigranes, 2011), Les pas perdus (Poursuite, 2014), Asmara (Maison CF & Filigranes, 2016), El Bahr (Filigranes, 2016) et The Interzone (Maison CF, 2017), ses oeuvres ont été exposées dans des expositions individuelles et collectives en France et à l’étranger et font partie de plusieurs collections privées.

« Je me suis toujours intéressé à ce qui, dans les images, fait silence. Dans mes récents travaux – El Bahr et The Interzone, notamment -, j’ai exploré la façon dont l’image photographique, à la fois par le choix du sujet et par sa composition, peut suggérer le hors-champ. Mon nouveau projet, intitulé L’épreuve du paysage, entend développer cette recherche. Il s’articule en onze volets, chacun desquels questionne sous un angle différent la notion de paysage et sa mise en forme photographique. Un choix d’œuvres des trois premiers volets de ce travail est présenté en avant-première à Approche.

Le premier volet, intitulé Mindscapes, explore la possibilité de représenter un paysage à travers l’articulation, dans l’espace d’exposition, d’un certain nombre de vues photographiques partielles : les fragments choisis, encadrés indépendamment les uns des autres et séparés par des espaces vides ou bien contrecollés sur différents matériaux et présentés à l’intérieur d’un seul cadre, sont autant d’indices pouvant suggérer au spectateur l’étendue manquante.

La série Paysages discrets questionne la visibilité d’un paysage relativement à la précision des détails dévoilés par l’image photographique. Le titre joue sur l’ambiguïté de l’adjectif ‘discret’, qui fait allusion à la fois au caractère discontinu de la représentation et au caractère de ce qui se montre avec réserve (et qui requiert la bonne distance pour être perçu).
La série Inversions, enfin, interroge la directionnalité du paysage par rapport à l’axe gauche-droite.

Ce travail se veut aussi un questionnement du medium photographique par rapport à d’autres media autour de la notion de paysage : l’image photographique à l’épreuve du paysage.  »

Marco Barbon

Photographes